En bref
- La Journée mondiale du nettoyage du 16 septembre 2023 a réuni des citoyens autour d’un même objectif : retirer les déchets abandonnés et rendre visible leur impact sur l’environnement.
- À Saint-Raphaël, Fréjus et Roquebrune-sur-Argens, les opérations ont mobilisé associations, services municipaux, bénévoles et acteurs du littoral.
- Le ramassage ne constitue qu’une partie de la réponse : la sensibilisation, la réduction des déchets et le réemploi déterminent la durabilité des résultats.
- Les horaires et points d’accueil de 2023 sont des repères historiques ; pour participer aux éditions actuelles, il convient de consulter les organisateurs locaux avant de se déplacer.
Journée mondiale du nettoyage 2023 : pourquoi cette action collective compte encore
Le samedi 16 septembre 2023, le World Cleanup Day a rappelé une évidence parfois difficile à regarder : les déchets laissés dans l’espace public ne disparaissent pas parce qu’ils sortent du champ de vision. Ils glissent vers les caniveaux, les cours d’eau, les plages, les sols ou les fonds marins. La Journée mondiale du nettoyage a proposé une réponse simple, concrète et collective : se retrouver, ramasser, trier lorsque cela est possible, puis comprendre ce que racontent les déchets collectés.
Cette mobilisation internationale, initiée par le mouvement Let’s Do It World, ne se limite pas à une opération de propreté. Elle relie des gestes très locaux à un engagement global. Un mégot coincé dans une fissure du front de mer à Saint-Raphaël, une bouteille abandonnée près d’un sentier de l’Estérel ou un emballage emporté par le vent depuis un parking ont tous une histoire : celle d’un produit conçu, acheté, utilisé parfois quelques minutes, puis perdu dans l’environnement pendant des années.
En 2023, la date du 16 septembre a permis de fédérer des groupes dans de nombreux pays. À l’échelle du littoral varois, le format était particulièrement parlant. Les habitants connaissent la différence entre une plage nettoyée à l’aube et une zone où les déchets s’accumulent après une période de forte fréquentation, un épisode venteux ou les pluies de fin d’été. Le nettoyage rend visible une réalité que les promenades ordinaires finissent parfois par banaliser.
Ramasser pour rendre le problème mesurable
Un sac rempli de capsules, de fragments de plastique, de canettes ou de morceaux de polystyrène n’est pas seulement un sac de déchets. C’est une photographie des usages du territoire. Les objets les plus fréquents permettent d’identifier des habitudes : consommation nomade, déchets jetés depuis une voiture, matériel de pêche perdu, emballages envolés depuis les zones commerciales ou dépôts sauvages plus lourds en lisière de ville.
Le fil conducteur peut être celui de Clara, habitante fictive de Fréjus venue avec son fils pour une collecte de deux heures. Au départ, elle imagine trouver surtout des bouteilles. Sur place, elle découvre surtout des mégots, des languettes métalliques et de petits fragments indéfinissables. Cette observation change l’échelle du problème : le déchet le plus dangereux n’est pas toujours le plus spectaculaire. Les microdébris sont précisément ceux qui échappent au regard, se dispersent vite et compliquent le tri.
La journée donne aussi une place utile aux enfants, à condition de ne pas transformer l’action en animation décorative. Leur participation s’accompagne d’un cadre : ne pas toucher les objets coupants ou suspects, rester avec un adulte, utiliser le matériel fourni et signaler les déchets dangereux. L’apprentissage ne porte pas seulement sur le ramassage. Il porte sur la question suivante : comment éviter que cet objet se retrouve ici la prochaine fois ?
Cette logique rejoint les trois piliers de la gestion des déchets : réduire, réutiliser, recycler. Le recyclage reste nécessaire, mais il arrive en troisième position. Refuser un objet à usage unique, choisir un contenant durable ou réparer un équipement évite souvent davantage de déchets qu’un tri effectué après consommation. C’est une nuance essentielle pour parler d’écologie sans donner l’illusion qu’un geste de tri efface toutes les conséquences d’un achat.
Dans le débat public, les opérations de nettoyage sont parfois critiquées parce qu’elles traiteraient les symptômes plutôt que la cause. L’objection est recevable si l’action s’arrête au ramassage. Elle devient moins juste lorsque la collecte sert de point de départ à une réflexion sur les pratiques, les infrastructures et la responsabilité des producteurs. Une matinée sur le terrain peut créer une prise de conscience plus durable qu’une campagne d’affichage abstraite.
La force de cette journée tient donc à son double rôle : retirer immédiatement une part de pollution et installer une conversation concrète sur nos modes de consommation. Une planète propre ne dépend pas d’un seul grand rendez-vous annuel ; elle se construit à partir de décisions répétées, visibles ou non, prises avant que le déchet n’existe.

Les collectes de Saint-Raphaël en 2023 : sept points d’accueil entre ville, ports et plages
Pour l’édition 2023, Saint-Raphaël avait organisé plusieurs points d’accueil afin de répartir les bénévoles selon les secteurs et les types de déchets rencontrés. Ces informations doivent être lues comme des archives pratiques de l’événement du 16 septembre 2023, et non comme des horaires valables aujourd’hui. Les lieux, les partenaires et les créneaux d’une édition à l’autre peuvent évoluer selon les autorisations, la météo, les besoins des associations ou les travaux en cours.
Le dispositif annonçait sept points d’accueil avec des référents. La plupart fonctionnaient de 10 heures à 12 heures puis de 15 heures à 17 h 30. Le Pont d’Arcole associait notamment Diproval et le Smiddev. Au centre nautique de Santa-Lucia, le service Mer, Littoral et Nautisme intervenait avec Surfrider. La plage du Débarquement réunissait Planète Actions et Project Rescue Ocean, tandis que la base nautique d’Agay associait le service des Sports, l’Observatoire marin et la Régie des ports raphaëlois.
L’Estérel Aréna figurait également parmi les lieux de rendez-vous, avec la Brigade Environnement et Pizzorno. Le CREPS accueillait une collecte matinale de 10 heures à 12 heures, avec la direction du site, l’ADEE et le Pôle écologie intelligente. Un détail concret mérite d’être retenu : un bac spécifique était prévu pour les articles de sport et de loisirs. Cette disposition répond à un besoin réel, car ballons, palmes, équipements usés ou accessoires de plein air ne trouvent pas toujours une filière évidente dans les bacs domestiques.
Le CRAPA complétait l’organisation sur le créneau de 15 heures à 17 h 30. Cet espace, fréquenté par les marcheurs et les sportifs, rappelle que la protection de la nature ne concerne pas uniquement le rivage. Les déchets déposés dans une zone boisée ou près d’un équipement sportif peuvent être emportés par le vent, dégradés par le soleil ou entraînés par les eaux de ruissellement vers le bassin versant.
Du point de rendez-vous au bon geste sur le terrain
Une collecte bien organisée ne consiste pas à distribuer des sacs puis à disperser les participants. Les référents donnent un périmètre, expliquent les consignes de sécurité et orientent les déchets particuliers. Un morceau de verre, une seringue, une batterie gonflée, une bonbonne ou un objet potentiellement dangereux ne doit jamais être manipulé sans procédure adaptée. Le réflexe utile reste de le signaler au responsable du groupe.
Pour les familles, les secteurs urbains ou littoraux facilement accessibles sont souvent les plus adaptés. Les zones rocheuses, les digues et les berges demandent davantage de vigilance. Les enfants peuvent repérer les petits déchets à hauteur de regard, mais les adultes doivent contrôler les zones de passage et éviter toute recherche dans les trous, les fourrés ou les rochers instables. L’objectif n’est pas de remplir le sac à tout prix ; il est de participer sans se mettre en danger et sans dégrader le milieu.
Les espaces balnéaires appellent aussi une attention particulière. Ceux qui souhaitent mieux comprendre les usages et fragilités des rivages locaux peuvent consulter ce guide consacré aux plages familiales et criques du secteur. Une plage fréquentée n’est pas nécessairement mal entretenue, mais elle requiert une coopération constante entre visiteurs, collectivités et professionnels.
| Lieu d’accueil à Saint-Raphaël en 2023 | Créneau annoncé | Particularité du dispositif |
|---|---|---|
| Pont d’Arcole | 10 h – 12 h et 15 h – 17 h 30 | Accueil avec Diproval et Smiddev |
| Centre nautique Santa-Lucia | 10 h – 12 h et 15 h – 17 h 30 | Intervention littorale avec Surfrider |
| Plage du Débarquement | 10 h – 12 h et 15 h – 17 h 30 | Partenariat Planète Actions et Project Rescue Ocean |
| Base nautique d’Agay | 10 h – 12 h et 15 h – 17 h 30 | Présence d’acteurs nautiques et portuaires |
| CREPS | 10 h – 12 h | Bac dédié aux articles de sport et de loisirs |
| CRAPA | 15 h – 17 h 30 | Collecte en espace de loisirs et de nature |
En 2026, la bonne méthode consiste à vérifier l’inscription, le lieu exact et le matériel demandé directement auprès des organisateurs avant de partir. Cette précaution évite les déplacements inutiles et permet aux équipes d’anticiper le nombre de participants. L’efficacité d’une action collective repose souvent sur ces détails logistiques, moins visibles que la photo finale mais décisifs sur le terrain.
À Saint-Raphaël, la collecte de 2023 a surtout montré qu’une ville littorale se protège autant depuis ses ports et ses plages que depuis ses espaces sportifs, ses parkings et ses itinéraires du quotidien. La propreté durable commence bien avant la ligne d’eau.
Fréjus et Saint-Aygulf : nettoyer les usages urbains, marins et patrimoniaux
À Fréjus, l’édition 2023 proposait neuf points d’accueil, répartis entre le matin et l’après-midi. Cette diversité révélait une compréhension juste du territoire : les déchets ne suivent pas un seul chemin. Ils se retrouvent à proximité des boulevards, dans les zones naturelles, le long des plages, près des ports et jusque dans les sites patrimoniaux. Une même opération pouvait donc mêler marche, vélo, kayak, paddle, apnée et visite guidée.
De 10 heures à 12 heures, les rendez-vous incluaient le Pont d’Arcole–Pédégal, la Base Nature, le port de Saint-Aygulf, la base nautique de Fréjus-Plage et le quartier Gavama, près du lycée Camus. Le port de Saint-Aygulf distinguait une collecte en apnée menée avec Estérel Blue Water et une collecte à pied avec Alternatiba. À Fréjus-Plage, l’action pouvait se dérouler en kayak ou en paddle, ce qui permettait d’atteindre des zones moins accessibles depuis le sable.
Le quartier Gavama proposait un format à pied ou à vélo. Ce choix est intéressant, car il déplace le regard : la pollution ne se concentre pas uniquement là où l’on vient se baigner. Les abords d’établissements, les voies de circulation et les secteurs résidentiels produisent eux aussi des déchets diffus. Les ramasser à vélo peut rendre l’opération plus mobile, mais impose de sécuriser le groupe et de ne pas surcharger les participants.
Une collecte qui s’adapte au milieu plutôt que l’inverse
L’après-midi, de 15 h 30 à 17 h 30, la programmation reprenait certains secteurs, dont Pont d’Arcole–Pédégal et Base Nature, et ajoutait la plage Caouanne à Port-Fréjus, les étangs de Villepey–plage des Esclamandes ainsi que la Lanterne d’Auguste. Cette dernière proposition associait une visite guidée à une collecte du port romain sur réservation. Le croisement entre patrimoine et environnement était particulièrement pertinent : prendre soin d’un paysage, c’est aussi prendre soin des traces historiques qu’il abrite.
Les étangs de Villepey exigent une approche respectueuse. Dans un espace naturel sensible, il ne s’agit pas d’entrer partout pour récupérer chaque objet. Les participants doivent suivre les chemins, respecter les zones protégées et laisser les interventions délicates aux équipes compétentes. Un nettoyage mal conduit peut déranger des espèces, abîmer une végétation fragile ou transformer une bonne intention en pression supplémentaire sur le site.
La collecte en mer pose d’autres règles. Les bénévoles en paddle, kayak ou apnée doivent être encadrés, équipés et adaptés à l’activité. Ramasser un déchet flottant semble facile ; il peut pourtant être pris dans une ligne, coincé dans une zone de courant ou devenir encombrant à transporter. La sécurité nautique passe avant le volume récolté. Un objet lourd ou suspect doit être signalé, pas remonté par improvisation.
Pour mieux préparer une sortie sur le littoral, l’usage d’une trace numérique peut aider, à condition de savoir la lire. Ce mode d’emploi pour interpréter un fichier GPX avant une balade rappelle que l’itinéraire, le dénivelé et les points de retour comptent autant que la destination. Pour une collecte, ces outils servent à limiter les détours et à éviter les zones inadéquates, non à ouvrir des passages hors sentier.
Les déchets observés à Fréjus ont souvent une origine très ordinaire : emballages alimentaires, bouteilles, mégots, accessoires de plage, fragments de plastique dur, parfois objets liés à la pêche ou aux loisirs nautiques. Le problème n’est pas l’existence de ces activités, qui font vivre le territoire ; il est l’absence de responsabilité au moment où l’objet devient inutile. La durabilité commence par un principe peu spectaculaire : tout ce qui est apporté doit repartir avec son utilisateur, sauf s’il est déposé dans une filière adaptée.
La visite de la Lanterne d’Auguste apportait une autre leçon. La protection de la nature et celle du patrimoine ne sont pas deux sujets séparés. Les déchets altèrent les paysages, compliquent l’entretien et dégradent l’expérience de ceux qui viennent marcher, nager ou comprendre l’histoire locale. Un territoire propre ne relève pas d’un décor ; il participe à la qualité d’usage commune.
À Fréjus et Saint-Aygulf, l’action de 2023 a mis en évidence une réalité simple : il faut adapter le nettoyage à chaque lieu, à ses risques et à sa fonction. La bonne volonté devient réellement utile lorsqu’elle respecte le terrain qu’elle veut préserver.
Roquebrune-sur-Argens : protéger terre et mer sans fragiliser les sites naturels
Roquebrune-sur-Argens avait choisi en 2023 une organisation claire, séparant les actions sur terre et celles en mer. Cette distinction n’était pas seulement pratique. Elle reconnaissait que les déchets, les accès et les risques diffèrent fortement entre un col boisé, une plage, un vallon et une zone de baignade. Pour que l’écologie reste crédible, elle doit tenir compte des réalités physiques d’un site et non appliquer la même méthode partout.
Le rendez-vous terrestre se tenait au parking du tir à l’arc, au col du Bougnon. Les participants partaient vers la Chesnaie après la distribution de gants, sacs, baudriers et pinces, puis un briefing. La fin du ramassage était annoncée vers 12 h 15 ou 12 h 30, avant une photo collective. Ce déroulé paraît élémentaire, mais il répond à trois besoins : équiper les bénévoles, définir un secteur précis et prévoir un temps de regroupement pour compter, trier ou signaler ce qui a été trouvé.
Sur le littoral, l’accueil se répartissait entre la salle de la Batterie et le poste de secours de la Gaillarde. Depuis la salle de la Batterie, l’action ciblait notamment la plage de la Batterie, le vallon de la Garonnette, le vallon d’Esquières, les Pierrats et les Massels. Depuis la Gaillarde, les participants pouvaient intervenir sur la plage, le secteur du train des Pignes et le vallon voisin. Des sacs de plongée, palmes, masques et tubas étaient prévus pour les participants inscrits, avec une collation à partir de 13 heures à la salle de la Batterie.
Le nettoyage en milieu naturel demande de savoir s’arrêter
La tentation est forte de considérer qu’un bon bénévole doit ramasser tout ce qu’il voit. Pourtant, sur un site fragile, la meilleure décision est parfois de ne pas descendre un talus, de ne pas déplacer une pierre ou de ne pas pénétrer dans une zone de végétation dense. Une canette visible à distance peut attendre une intervention adaptée si son accès implique un risque de chute ou un dérangement important de la faune.
Les déchets abandonnés sur les sentiers et dans les vallons posent un problème particulier. Ils peuvent être enfouis sous les feuilles, coincés dans les racines ou emportés vers la mer lors d’un épisode pluvieux. Le col du Bougnon est également un secteur où la vigilance face au risque incendie reste fondamentale. Une collecte ne doit jamais entraîner de stationnement gênant, de circulation hors des voies autorisées ou de comportement susceptible d’ajouter un risque au milieu.
Sur les plages et dans les criques, la pression est différente. Le courant déplace les déchets, les marées de vent les redistribuent et les rochers les retiennent. Les promeneurs qui découvrent les plages et criques à préserver autour du littoral peuvent intégrer quelques gestes simples : emporter une gourde, éviter les emballages légers, sécuriser les affaires par vent fort et rapporter même les petits objets cassés.
Le cas de Clara aide à comprendre l’enjeu. Après avoir participé à une collecte urbaine avec son fils, elle rejoint une opération sur une plage de Roquebrune. Elle remarque qu’ici le sac se remplit moins vite, mais qu’il contient davantage de fragments minuscules. L’expérience lui apprend que la quantité ne dit pas tout. Quelques morceaux de plastique dégradé peuvent être plus difficiles à retirer et plus susceptibles d’être ingérés par des animaux qu’un déchet volumineux facilement identifiable.
La protection de la nature suppose aussi de distinguer ce qui relève du déchet et ce qui appartient au milieu. Bois flotté, feuilles de posidonie échouées, galets ou coquillages ne sont pas des saletés à éliminer. Les banquettes de posidonie, parfois mal comprises par les visiteurs, jouent un rôle dans l’équilibre du littoral et limitent l’érosion. Un nettoyage raisonné n’efface pas les traces naturelles pour produire une image de carte postale ; il retire les objets fabriqués et abandonnés par l’être humain.
Le principe peut sembler évident, mais il change la manière de regarder la plage. Une plage vivante n’est pas une surface lisse. Elle peut contenir des éléments naturels, varier selon la saison et conserver une part d’imprévu. La pollution, elle, se reconnaît au fait qu’elle ne devrait pas être là et qu’elle menace les usages ou les écosystèmes.
Roquebrune-sur-Argens a ainsi illustré un point central de la protection de la nature : agir ne signifie pas forcer le milieu à correspondre à nos attentes. Agir consiste à réduire notre empreinte et à intervenir avec méthode, humilité et attention.
Après le World Cleanup Day 2023 : installer des habitudes durables toute l’année
Le principal risque d’une journée de nettoyage est de procurer un soulagement immédiat sans modifier les habitudes qui produisent les déchets. Les sacs collectés, les photos de groupe et les remerciements sont utiles, mais ils ne suffisent pas. Le véritable prolongement de la mobilisation commence le lendemain : dans les courses, les pique-niques, les sorties en mer, les trajets en voiture, les activités sportives et les décisions prises à la maison.
La règle des trois verbes reste un repère solide : réduire, réutiliser, recycler. Réduire signifie éviter l’objet inutile avant son achat. Réutiliser consiste à prolonger la vie d’un contenant, d’un textile, d’un équipement ou d’un meuble. Recycler intervient lorsque les deux premières options ne sont plus possibles et suppose de connaître les consignes locales. Cet ordre évite de présenter le recyclage comme une permission de consommer sans limite.
Des gestes précis plutôt que des promesses vagues
Sur le littoral, les gestes efficaces sont souvent très concrets. Une gourde remplace des bouteilles jetables lors d’une journée de plage. Une boîte réutilisable évite les barquettes légères pour un déjeuner à emporter. Un cendrier de poche réduit les mégots abandonnés dans le sable, sur les quais ou depuis une terrasse. Avant de quitter une crique, un contrôle de deux minutes autour de la serviette permet de retrouver attaches, bouchons et petits morceaux de plastique.
- Préparer une sortie sans déchets dispersables : privilégier les contenants fermés et limiter les emballages qui s’envolent facilement.
- Rapporter tous ses équipements : lunettes cassées, jouets de plage, palmes usées et fils de pêche ne doivent pas finir dans les poubelles de rue ou sur le sable.
- Signaler les dépôts dangereux : batteries, produits chimiques, objets coupants ou déchets volumineux demandent l’intervention d’un service compétent.
- Choisir une filière de réparation ou de réemploi : donner, réparer ou revendre évite de transformer trop vite un objet fonctionnel en déchet.
- Participer à une collecte encadrée : l’inscription permet aux associations de prévoir le matériel et les consignes nécessaires.
Le textile mérite une attention particulière. Un vêtement taché ou abîmé n’est pas automatiquement bon à jeter. Selon sa matière et son état, il peut être nettoyé, réparé, donné ou orienté vers une filière dédiée. Ce guide sur le nettoyage et l’entretien des vêtements rappelle que prendre soin de ce que l’on possède fait aussi partie d’une consommation plus sobre. La durabilité ne se joue pas seulement sur le plastique visible au sol.
Les collectivités, commerces et organisateurs d’événements ont également une responsabilité. Installer des points de tri accessibles, prévoir des contenants de collecte, limiter les objets à usage unique lors des manifestations et communiquer clairement sur les consignes réduisent les erreurs. Un visiteur fait plus facilement le bon geste lorsqu’il trouve une solution simple, propre et cohérente avec le lieu.
En 2026, les éditions de la Journée mondiale du nettoyage s’inscrivent dans une dynamique renforcée par la reconnaissance de cette journée au calendrier des Nations unies, célébrée chaque année le 20 septembre. Cette évolution ne remplace pas les initiatives de terrain ; elle leur donne un cadre international supplémentaire. Les opérations locales peuvent se tenir durant la semaine concernée, selon les territoires et les organisateurs.
Il faut toutefois éviter un réflexe : croire que la propreté relève uniquement des équipes municipales ou des bénévoles. Chacun participe à la qualité des lieux qu’il fréquente. Cette responsabilité ne doit pas servir à dédouaner les producteurs, les distributeurs ou les institutions, mais elle empêche de remettre systématiquement l’action à plus tard ou à quelqu’un d’autre.
La Journée mondiale du nettoyage 2023 garde ainsi une portée très actuelle : elle a montré que le changement commence par une action visible, mais qu’il se confirme dans la régularité des comportements. La meilleure collecte reste celle qui devient, peu à peu, moins nécessaire parce que les déchets ne sont plus abandonnés.
Quelle était la date de la Journée mondiale du nettoyage 2023 ?
L’édition 2023 du World Cleanup Day s’est tenue le samedi 16 septembre. Les opérations locales pouvaient toutefois suivre des horaires et des modalités propres à chaque commune.
Les points de collecte de Saint-Raphaël, Fréjus et Roquebrune-sur-Argens sont-ils toujours valables ?
Non. Les informations présentées correspondent à l’organisation de 2023. Il faut vérifier les lieux, horaires, inscriptions et consignes auprès des associations ou collectivités qui organisent l’édition en cours.
Quels déchets ne faut-il pas ramasser soi-même ?
Les objets coupants, produits chimiques, batteries endommagées, seringues, bonbonnes et déchets volumineux doivent être signalés aux référents ou aux services compétents. La sécurité passe avant la collecte.
Pourquoi ne faut-il pas retirer la posidonie échouée sur une plage ?
La posidonie est un élément naturel du littoral méditerranéen. Ses banquettes participent à la protection contre l’érosion et ne doivent pas être confondues avec des déchets.